Appel au monde culturel : LE SILENCE DES ENFANTS DE GAZA LE CRI MUET D’UNE ENFANCE BRISÉE

LE SILENCE DES ENFANTS DE GAZA

LE CRI MUET D’UNE ENFANCE BRISÉE

Mobilisation du monde culturel belge francophone

A partager

 Soyons nombreux à participer 

à la lecture publique d’une partie des noms 

des 16.500 enfants de Gaza assassinés.

 Mardi 2 septembre de 10h à 18h 

devant le théâtre royal de la Monnaie

Place de la Monnaie – 1000 Bruxelles

Cette mobilisation est un préambule à la prochaine

manifestation nationale du 7 septembre à Bruxelles.

VOUS POURREZ PARTICIPER À CETTE  LECTURE 

ET LIRE LE NOM DE 50 ENFANTS

EN VOUS INSCRIVANT ET EN PRECISANT LHEURE 

AVEC LE LIEN SUIVANT

 https://docs.google.com/spreadsheets/d/1J0IEVsC_BRzK46T6WZM1kZgy7UKtIrqogfu_iY49flE/edit?usp=sharing

 Thierry Michel et Mourad Boucif

Initiateurs

Avec

Michèle Anne De Mey -Chorégraphe; Josy Dubié – RTBF; Jaco Van Dormael – Cinéaste; Bernard Focroulle – Musicien; Jean Jauniaux – Écrivain; Werner Moron – Plasticien; Jean-Marie Piemme – Théâtre; Pietro Pizzuti – Acteur; Claude Semal – Musicien – Chanteur; Joseph Rouschop – Producteur; Christian Thomas – Distributeur; Véronique Vercheval – Photographe

 

 À Gaza, ce ne sont pas seulement les murs qui ont été détruits

C’est la promesse d’enfance qui a été anéantie.

Nommer, c’est refuser l’oubli.

Nommer, c’est rendre aux enfants

leur dignité, leur singularité, leur droit à exister alors que

le fracas des bombes prétend étouffer leurs voix.

Ces noms arrachés au silence feront revivre

les enfants décimés par la barbarie des hommes.

Un deuil sans fin, une blessure collective

Les survivants portent  des blessures qui ne cicatriseront jamais complètement. Les amputations, l’angoisse permanente, la mémoire des proches disparus façonnent une génération entière condamnée à grandir dans l’absence et dans la peur.

Un acte de citoyenneté et d’humanité

Nous vous invitons à venir prêter votre voix, votre souffle, votre temps. Quelques minutes de lecture. Quelques instants de recueillement pour bâtir un refus collectif face à l’effacement. Participer, c’est élargir l’espace de l’empathie, c’est marcher aux côtés de ceux qui ont perdu leurs enfants, c’est faire de la mémoire un acte vivant.

Parce que l’indifférence est leur seconde mort.
Parce qu’aucune statistique ne peut contenir la réalité d’un prénom.
Parce que la mémoire peut être une arme de justice et de réparation symbolique.

Par cette lecture, nous affirmons que 

ces enfants étaient des enfants comme les nôtres,  leur absence nous concerne tous.

Que chaque nom énoncé soit un refus de l’oubli.

Que chaque nom prononcé soit une source de mémoire et de justice.

Que nos voix rassemblées portent ce deuil au-delà des frontières et des silences.

Deux noms d’enfants israéliens tués le 7 octobre 2023,

Ariel et Kfir Bibas, seront cités parmi les 38 autres enfants

israéliens tués ce jour-là dont les noms ne sont pas diffusés.

Quelques chiffres …

Ils sont plus de 17.000 enfants tués à Gaza depuis octobre 2023, selon l’UNICEF et les Nations unies. En moyenne, 28 enfants meurent chaque jour sous les frappes. Leur disparition a fait de l’offensive contre Gaza l’un des conflits les plus meurtriers pour les enfants au XXIᵉ siècle.

À ce nombre s’ajoutent plus de 33.000 enfants blessés — amputés, brûlés, mutilés, soit  plus de 50.000 enfants tués ou blessés.

La plupart des écoles  ont été détruites : plus de 15.800 élèves ont été tués, d’innombrables autres privés de classes, d’enseignants.

Les séquelles : Un traumatisme sans précédent

Au-delà des morts et des blessures, les séquelles invisibles forment une saignée silencieuse.
Les psychologues le confirment : presque tous les enfants de Gaza sont traumatisés.

En avril 2024, l’UNICEF signalait que la quasi-totalité des enfants avait besoin d’un soutien psychologique, pris dans une violence continue.

  • Symptômes observés : crises d’angoisse, cauchemars, énurésie, tremblements, mutisme, automutilations, idées suicidaires. En 2022, déjà 84% vivaient dans l’anxiété chronique et trois enfants sur cinq s’entaillaient eux-mêmes pour soulager une souffrance indicible. La recherche internationale montre que les enfants exposés à une telle violence développent massivement troubles anxieux, syndromes dépressifs, psychoses, troubles chroniques du développement et de la personnalité.